Festival des Cinémas Différents - 15 octobre • Compétition internationale et Focus

https://edition2020.cjcinema.org/calendrier/competition-1/

Compétition #1

Jeudi 15 octobre 18h & ONLINE

special dark glass somewhere, Charlotte Clermont, Canada, 2020, numérique, 4'35 (Première Internationale)

I Can't, Lori Felker, États-Unis, 2020, numérique, 5’ (Première Internationale)

S MMM, Ignazio Fabio Mazzola, Italie, 2020, numérique, 00'30 (Première Mondiale)

RAW POWER, Pierre-Luc Vaillancourt, Canada/Japon, 2020, numérique, 5'45 (Première Française)

2020, Juha van Ingen, Finlande, 2020, numérique, 8'20 (Première Internationale)

Passage Secret, Brieuc Schieb, France, 2020, numérique, 6’50 (Première Mondiale)

TEAL, Björn Kämmerer, Autriche, 2020, 35mm, 5' (Première Mondiale)

maison Lorraine (en 9 cases), Ishrann Silgidjian, France, 2020, numérique, 21'20 (Première Mondiale)

FOCUS

DIALECTES, CACOLECTES,
USAGES ATYPIQUES DE LA PAROLE

Cette année, la thématique des séances focus s’attachera à explorer les rapports qu’entretient le cinéma expérimental vis-à-vis des pratiques langagières, des cordes vocales, de la parole, et du mal-dit. Le dialecte du titre se réfère à une langue qui ne bénéficie pas d’une reconnaissance sociale et institutionnelle équivalente à une langue nationale. Pourquoi pas, l’expérimental face au cinéma industriel. Le cacolecte, ce mot-valise inventé pour cette thématique, se réfère à des façons de parler qui ne sont ni normées ni acceptées. Il s’agit, par le cacolecte, de tendre vers une véritable libération matérielle de la parole, du langage.

Il s’agira donc d’une défense de la moche-langue, de celle qui n’est pas prise au sérieux par celles et ceux qui ne s’attardent que sur le bien-écrit, le bien-dit. Le cacolecte n’a pas, pour but de se faire entendre par les personnes qui y sont sourdes, mais plutôt de montrer aux autres qui parlent-mal qu’il y en a comme elles et eux qui produisent des choses, des discours, mal-dits et mal-articulés peut-être, mais qui sont des productions dignes. Ainsi, au gré des séances et articles proposés au sein de cette thématique, nous
explorerons les aléas du langage mis en exergue par le montage, l’art de la conversation au cinéma et sur le cinéma, les balbutiements de la parole, les réappropriations du langage par des communautés marginalisées, les expériences d’enregistrement de la parole, et l’invention de nouvelles langues.

Dialects, cacolects, atypical uses of speech
Our annual theme, presented in our focus screenings, will explore the relationship between experimental cinema and language practices, vocal cords, speech, and spoken word.
The dialect of the title refers to a language which doesn’t hold social and institutional recognition like that of a national language. This could parallel the predicament of experimental cinema in relation to industrial cinema. Cacolect, a portmanteau made up for this festival, refers to ways of speaking that are neither standardized nor accepted. The cacolect is about going towards a true physical liberation of speech, of language.
This festival edition will therefore defend the not-so-proper language, of that which is not taken seriously by those who only focus on the well-written, the well-spoken. The purpose of the cacolect is not only to be heard by those who are deaf to this language, but rather to show others who speak badly that there are others like them who produce things, speeches, perhaps badly said and badly articulated, but which are nonetheless worthy productions.
Thus, in the course of the screenings and articles proposed within this theme, we will explore the vicissitudes of language highlighted by editing, the art of conversation in and about cinema, the beginnings of speech, the re-appropriation of language by marginalized communities, the experiences of recording speech, and the invention of new languages.