03.03.2021. - 12:27:30

Catalogue 2021 du Collectif Jeune Cinéma

En 2020, le catalogue de distribution du Collectif Jeune Cinéma s’est enrichit de plus de 230 de nouveaux films, des 1966 à 2021. Ces films ont été déposés par 88 cinéastes, que nous vous proposons de découvrir ci-dessous. En cliquant sur les photogrammes vous pourrez accéder aux fiches des cinéastes sur notre site.

Nous profitons aussi de cette newsletter pour annoncer qu’en 2021, le Collectif Jeune Cinéma célèbrera ses 50 ans d’existence ! Le programme des festivités sera bientôt annoncé…

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Bonne fin d'année à toutes et tous !

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In 2020, Collectif Jeune Cinema added more than 230 films to its distribution catalogue, from 1966 to 2021. These films have been added by 88 filmmakers, that you can discover below. For more information, you can click on each filmmaker picture so you can access their web page.

We also take advantage of this newsletter to announce that in 2021, the Collectif Jeune Cinéma will celebrate its 50 years of existence!The program of festivities will be announced soon...

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#CJC50 /50 ANS DE COLLECTIF JEUNE CINÉMA  #CJC50  #50 YEARS OF COLLECTIF JEUNE CINÉMA
17.02.2021. - 13:20:28

Après une année passée quelque peu particulière, le Collectif Jeune Cinéma entame en 2021 sa cinquantième année d’existence !

En 1971, le 5 juin plus exactement, s’est tenue la première assemblée générale du CJC, qui deviendra ainsi la première coopérative de cinéastes différents en France, après quelques tentatives qui n’ont jamais abouti. Un demi-siècle plus tard, le CJC devient la plus ancienne des coopératives de cinéma expérimental toujours en activité en Europe.

Tout naturellement, nous avons mis au point plusieurs projets pour cette année à venir, tout en espérant que les conditions sanitaires nous permettront de nous réunir comme il se doit afin de célébrer ce jubilé. Voici un aperçu des festivités :

La Cinémathèque Temporaire du Collectif Jeune Cinéma

Le Collectif Jeune Cinéma s’invite à Mains d'Œuvres (lieu artistique alternatif à Saint-Ouen, dans la banlieue nord parisienne) durant toute l’année afin de projeter plus d’un tiers des films de son catalogue et de pouvoir constituer, sur une base régulière, un espace d’échange autour du cinéma expérimental, entre cinéastes, critiques, cinéphiles, étudiants, etc.

Les films seront projetés selon leur date de production, dans l’ordre chronologique inverse : les séances n’auront d’autre thème que la diversité esthétique des films intégrés au catalogue du CJC. Ce seront au final plus de 80 séances qui auront lieu chaque vendredi soir, ainsi qu’un samedi entier par mois durant toute l’année (nous déborderons sur 2022 s’il le faut) ; le tarif de participation à ces séances sera en prix libre.

La programmation sera annoncée dès que les salles seront autorisées à rouvrir. Cet espace sera par ailleurs ouvert à des séminaires, travaux pratiques, mais aussi à des ateliers, quel que soit l’âge des participant.e.s : enseignant.e.s, associations, n’hésitez pas à nous contacter !

Des séances en France et à l’étranger

Les 50 ans du CJC seront à l’honneur dans plusieurs program-mations de festivals et dans des cinémas à travers le monde,
que ce soit par des programmations thématiques, historiques, géographiques...

Si vous souhaitez programmer une séance liée à notre catalogue,
et par là même nous soutenir, n’hésitez pas à nous contacter !
La programmation sera elle aussi annoncée dès que les cinémas rouvriront.

Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris

La 23ème édition du Festival des Cinémas Différents de Paris sera articulée aux 50 ans et fera écho aux autres événements de 2021 liés au jubilé. Le programme du FCDEP soulignera le caractère à la fois national et international du mouvement des coopératives et de tous les mouvements collectifs auxquels le CJC a pris part.

Un rafraîchissement de notre plateforme numérique

Pour cet anniversaire, nous allons mettre au point un nouveau site internet, qui verra le jour au milieu de l’année, afin de pouvoir plus facilement naviguer au sein de notre catalogue mais aussi parmi les multiples archives papier et audio que nous mettrons en ligne tout au long de l’année et qui seront réunies au sein d’un centre de documentation numérique.

Ce site permettra aussi de proposer un espace dédié à des séances en ligne, dont le programme sera établi en parallèle avec la Cinémathèque Temporaire. Là encore, la programmation sera annoncée dans les prochains mois.

Une production éditoriale

Car un tel anniversaire est aussi l’occasion de faire le point sur notre histoire, nous profiterons de cet événement pour mettre à dispositions divers textes retraçant à la fois l’histoire du CJC mais aussi du cinéma expérimental en France, dont le CJC est indissociable. Un premier texte a par ailleurs été rédigé par Raphaël Bassan, cofondateur de notre structure, et publié sur derives.tv / Dérives autour du cinéma, partenaire de notre jubilé — d’autres suivront.

Un comité de parrainage

Nous avons demandé à plusieurs personnalités proches du CJC de bien vouloir parrainer ce jubilé. Un comité a été constitué, composé de Christa Blümlinger, Jean-Pierre Bouyxou, Nicole Brenez, Jean Paul Fargier, Hubert Haddad, Dominique Païni, Jonathan Pouthier.

À bientôt à Mains d'Œuvres, en ligne et partout ailleurs !

#CJC50 50 YEARS OF COLLECTIF JEUNE CINÉMA

After a somewhat unusual year, Collectif Jeune Cinéma begins its fiftieth year of existence in 2021!

In 1971, on June 5 to be exact, the first general assembly of the CJC was held. The CJC will then - after a few unsuccessful attempts — become the first cooperative of different filmmakers in France. Half a century later, the CJC is the oldest of the experimental film cooperatives still operating in Europe.

We have developed several projects for this coming year, hoping that the sanitary conditions will allow us to meet in order to celebrate this jubilee properly. Here is an overview of our festivities:

Collectif Jeune Cinéma’s Temporary Cinémathèque

Collectif Jeune Cinéma goes to Mains d'Œuvres (an alternative
art venue in Saint-Ouen, in the northern suburbs of Paris) throughout the year in order to screen more than a third of the films in its catalog and to be able to create, on a regular basis, a space for exchange around experimental cinema, between filmmakers, critics, film buffs, students, etc.

The films will be screened according to their date of production,
in reverse chronological order: there won’t be any thematic program, we will focus on the aesthetic diversity of the films in the CJC's catalog. More than 80 screenings will take place every Friday evening, as well as one full Saturday per month throughout the year (we will extend this to 2022 if necessary); the participation fee for these screenings will be set on a pay-what-you-can basis.

The program will be announced as soon as cinemas are allowed to reopen. This space will also be open to seminars and workshops — with no age restrictions. Teachers, associations, do not hesitate to contact us!

Screening programs in France and abroad

The 50th anniversary of the CJC will be celebrated in several festivals and cinemas around the world, through programs that
will deal with the CJC production thematically, historically, geographically etc.

If you would like to program a screening related to our catalog, and thus support us, do not hesitate to contact us! These programs will also be announced as soon as the theaters reopen.

Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris

The 23rd edition of Festival des Cinémas Différents de Paris will be focused on our 50th anniversary and its program will resonate with the other events jubilee events we’re planning for 2021. The FCDEP program will emphasize the national and international characters of the cooperative movement and of all the collective movements in which the CJC took part.

Refreshing our digital platform

For this anniversary, we are going to develop a new website, which will be launched midyear, in order to improve browsing through our catalogue, but also through the multiple paper and audio archives that we will publish online throughout the year and which will be gathered in a digital documentation center.

The new website will also offer a space dedicated to online screenings, the program of which will be established in parallel with the Temporary Cinémathèque. Once again, the program will be announced in the coming months.

An editorial project

This anniversary also being an opportunity in history-making, we will take advantage of this event to make available various texts retracing both the history of the CJC and of experimental cinema in France, as we believe these two elements are inseparable. The first text was written by Raphaël Bassan, co-founder of our structure, and published on derives.tv / Dérives autour du cinéma — one of our jubilee partners. Others will follow.

A sponsorship committee

We have asked several personalities close to the CJC to sponsor
this jubilee. A committee has been formed, composed of Christa Blümlinger, Jean-Pierre Bouyxou, Nicole Brenez, Jean Paul Fargier, Hubert Haddad, Dominique Païni, Jonathan Pouthier.

See you soon at Mains d'Œuvres, online and everywhere else!

"BOOM" @ the DISTRIBUTION DE FILMS INDÉPENDANTS - SÉANCES - FESTIVAL DES CINÉMAS DIFFÉRENTS DE PARIS
07.02.2021. - 11:29:39

http://www.cjcinema.org/pages/catalogue_auteurs.php?valider_recherche=re...

HD | 06:34 Min. | Color | Stereo
Argentina and Germany

BOOM begins with the at times somewhat laborious but nevertheless decisive path of a tortoise along an exotic forest floor. The impression of a journey with a specific destination at its end is enhanced by briefly inserted sequences of a nighttime view out of a moving train. The animal finally reaches its destination within the story: a tall, lavishly flowering cactus growing in a corner between two multifaceted walls. The plant nestles into its backdrop in a picturesque manner, just as the background appears to reference the plant. In this regard BOOM feels like a kind of epilogue to Rodriguez’s earlier films (Optimistic Cover, 2015, Supreme Presence, 2016, Interior Season, 2017, Homeless, 2017) in which a collaboration of nature, culture and identity is negotiated as an overriding question. In this context nature could be a romantic, misty-eyed place of longing or a placeholder for culture and identity – just as architecture, technology and urban landscapes are depicted as something organic, something that changes and is animated. By using an academic classification of the current relation between humans and nature in the age of the Anthropocene, theoreticians such as Bruno Latour endeavour – in a comparable manner – to abolish the binary approach to nature and culture at the theoretical level and to make space for fluctuations in the two poles. In this sense nature is no longer seen as a divinely omnipotent entity that humans must submit to or whose destruction they penitently observe; rather, parameters supposedly set by nature, such as gender and role images, are deconstructed.

In BOOM the cactus takes on a transcending role as nature personified, illustrating its relationship to the culture surrounding it: it grows between two high walls that maybe left a little room because of it or in whose protection from the elements it was able to flourish particularly well. It loses it magnificent flowers or is robbed of them. And finally a masked figure resolutely severs one of its many arms and holds it, wrapped in a gold band – up high like a trophy. Robbed in this fashion the cactus loses some of its grandeur and appears lost and broken despite its size and its spines. While images of nature, culture and personal photographs enter associative analogies as they are presented in a rapid sequence in the middle section of the film, the final shot takes us back to the scene around the cactus. Instead of being adorned by flowers it is now decorated in gold strips of adhesive tape that are being touched in a conciliatory manner by the masked figure. The tortoise too bears two gold strips of adhesive tape on its shell for some time, appearing to leave the events towards the underbrush. The film ends with a photograph of a young girl in front of a wall with two tall cactuses next to her. BOOM addresses the synthesis of nature and culture and their reciprocal potential and rivalry in a playful manner and it emphasizes a continued existence for both sides as a carrier of memories and identity.

BOOM beginnt mit einem teils etwas beschwerlichen aber dennoch entschlossenen Weg einer Schildkröte über einen exotischen Waldboden. Der Charakter einer Reise, an dessen Ende ein spezifisches Ziel steht, wird dabei verstärkt durch kurze eingeschobene Sequenzen eines nächtlichen Blicks aus einem fahrenden Zug. Innerhalb der Narration erreicht das Tier schließlich sein Ziel: Einen übermannshohen üppig blühenden Kaktus, der in einer Ecke zwischen zwei facettenreich gestalteten Mauern wächst. Auf malerische Weise fügt sich die Pflanze in ihren Hintergrund, ebenso wie sich auch der Hintergrund auf die Pflanze zu beziehen scheint. BOOM wirkt in dieser Hinsicht als eine Art Epilog Rodriguez vorhergegangener Filme (Optimistic Cover, 2015, Supreme Presence, 2016, Interior Season 2017, Homeless, 2017) innerhalb derer als übergeordnete Frage ein Zusammenwirken von Natur, Kultur und Identität verhandelt wird. Natur kann dabei zu einem romantisch verklärten Sehnsuchtsort oder Platzhalter für Kultur und Identität werden ebenso wie Architektur, Technik und Stadtlandschaften als etwas Organisches, sich Wandelndes und Belebtes gezeigt werden. Mit einer wissenschaftlichen Einordnung der gegenwärtigen Mensch-Natur-Relation im Zeitalter des Anthropozän unternehmen Theoretiker wie Bruno Latour – in vergleichbarer Weise – den Versuch eine Binarität von Natur und Kultur auf theoretischer Ebene aufzuheben und ein Changieren der beiden Pole einzuräumen. Die Natur gilt demnach nicht mehr als göttlich übermächtige Einheit, der sich der Mensch zu unterwerfen hat, oder dessen Zerstörung er reumütig betrachtet, vielmehr werden vermeintlich naturgegebene Parameter wie Geschlecht und Rollenbilder dekonstruiert.

In BOOM übernimmt der Kaktus eine transzendierende Rolle als personifizierte Natur und illustriert sein Verhältnis zu der ihn umgebenden Kultur: Er wächst zwischen zwei hohen Mauern, die vielleicht seinetwegen etwas Raum gelassen haben oder in dessen Schutz vor Witterung er besonders ausladend gedeihen konnte. Er verliert seine prächtigen Blüten oder wird dieser beraubt. Und schließlich kappt – mit Bestimmtheit – eine maskierte Gestalt einen seiner vielen Arme und hält ihn, umwunden von einem goldenen Band, wie eine Trophäe in die Höhe. Derartig beraubt büßt der Kaktus an Erhabenheit ein und erscheint trotz seiner Größe und Stacheln verloren und gebrochen. Während im Mittelteil des Filmes in einer schnellen Abfolge Bilder von Natur, Kultur sowie persönliche Fotografien assoziative Analogien eingehen, führt die letzte Einstellung zurück zu der Szenerie um den Kaktus. Anstelle von Blüten zieren ihn nun goldene Klebebandstreifen, die von der maskierten Gestalt versöhnlich berührt werden. Auch die Schildkröte, trägt für einige Zeit zwei goldene Streifen Klebeband auf ihrem Panzer und scheint das Geschehen in Richtung Unterholz zu verlassen. Der Film endet mit einer Fotografie von einem kleinen Mädchen vor einer Mauer, neben ihr zwei hohe Kakteen. Auf spielerische Weise erzählt BOOM von einer Synthese von Natur und Kultur, von deren gegenseitigem Potenzial und Rivalität, und betont dabei für beide Seiten ein Fortbestehen als Träger von Erinnerungen und Identität.

Rosa Windt

BOOM s’ouvre sur le chemin laborieux bien que décisif parcouru par une tortue sur le sol d’une forêt exotique. L’impression d’un voyage à la destination précise est soulignée par l’insertion de brèves séquences d’un paysage nocturne filmé d’un train en mouvement. L’animal atteint finalement sa destination au sein de l’histoire : un grand cactus somptueusement fleuri planté dans un coin, à l’intersection de deux murs. La plante est nichée dans son décor d’une manière pittoresque, alors que l’arrière-plan semble lui faire référence. En ce sens, BOOM se présente comme une sorte d’épilogue aux précédents films de Rodriguez (Optimistic Cover, 2015, Supreme Presence, 2016, Interior Season, 2017, Homeless, 2017) dans lesquels une collaboration entre nature, culture et identité est négociée comme une question majeure. Dans ce contexte, la nature serait un endroit de désir romantique et tire-larmes ou un substitut à la culture et à l’identité - tout comme l’architecture, la technologie et les paysages urbains sont décrits comme quelque-chose d’organique, mouvant et animé. L’utilisation de la classification académique des relations actuelles entre les humains et la nature à l’ère de l’Anthropocène, des théoriciens comme Bruno Latour s’efforce - d’une façon comparable - d’abolir l’approche théorique binaire de la nature et de la culture pour créer un espace de fluctuation entre les deux pôles. Alors, la nature n’est plus vue comme une entité divine et omnipotente à laquelle les humains doivent se soumettre ou dont ils observent, pénitents, la destruction. Les paramètres supposément fixés par la nature, tels la notion de genre et les modèles, sont plutôt déconstruits.

Dans BOOM, le cactus joue un rôle transcendant, celui de la nature personnifiée, illustrant sa relation à la culture qui l’entoure : il grandit entre deux hauts murs qui lui ont peut-être laissé un peu de place ou dont la protection lui a permis de produire de si belles fleurs. Il perd ses magnifiques fleurs ou elles lui sont volées. Finalement, une figure masquée tranche résolument un de ses nombreux bras et le porte fièrement, enroulé dans une bande dorée, tel un trophée. Volé de cette manière, le cactus perd de sa grandeur et apparaît perdu et cassé malgré sa taille et ses épines. Alors que des images de nature, de culture et des photographies personnelles intègrent des analogies par association, comme lors de la rapide séquence qui survient au milieu du film, le plan final nous ramène à une scène autour du cactus. Mais cette fois, au lieu d’être paré de ses fleurs, il est décoré de bandes adhésives dorées, touchées dans un esprit de conciliation par la figure masquée. La tortue aussi porte deux bandes adhésives dorées sur sa carapace pendant quelques temps, elle semble quitter le lieu des évènements en passant par les taillis. Le film se clôt sur la photographie d’une jeune fille devant un mur, près de deux grands cactus. BOOM aborde de manière ludique la synthèse de la nature et de la culture ainsi que leur potentiel et leur rivalité réciproques. Il met ainsi l'accent sur l'existence continue des deux parties en tant que porteuses de souvenirs et d'identité.

With a series of seven short films in all, Leyla Rodriguez composes sequences of family and identity. In many cases, penetrating autobiographical and intimate shots are assembled, developing the character of moving collages. Ahistorical, multiply ambiguous, symbolically charged images suggest narratives that are ultimately left open. In this way, the films do not generate a stringent view of time or narrative, but in a kind of endless loop form variable interpretations and possibilities of entry. The relationship between nature, culture, ‘Heimat’ and ‘dépaysement’, comes across as a superordinate and recurring principle, generating the melancholy and yearning that overlie the films.

Leyla Rodriguez comes from a musical family. She grew up under the military dictatorship in Argentina that lasted from 1976 to 1983, and in 1984 she finally moved to Germany. Many of her relatives remain in Argentina, while others emigrated to the United States, Brazil and Australia, so that the once close-knit family has become dispersed. What remained was a feeling of lack of identity and a home for ever lost.

Various members of the family are musically integrated film by film, forming a focal point of the narrative without themselves appearing. In their place various shots of landscape, wild and domestic animals and Rodriguez herself – disguised as a hooded figure, as a hybrid between animal, human and textile – take on the role of abstract personifications. Old melodies, some composed by family members, are supplemented by new ones and back up the pictorial narratives. Sound sequences dominate the different scenes, linking them and becoming lead actors in their own right.

Much of the film material shows excerpts from the everyday life of the artist and creates a random, casual structure. In the expansion of often strange-looking images, aesthetic affinities arise between the images, creating a parallel world between order and disorder. The film medium alternates between photographic, pictorial and performative episodes and no clear categorization is possible.

The film series starts with The Separation Loop, dating from 2015, followed by Optimistic Cover, 2015, Supreme Presence, 2016, Interior Season 2017, Homeless, 2017, Hermetica, 2018 and the final film, completed 2018, Boom.

Mit einer Reihe von insgesamt sieben Kurz-Filmen entwirft Leyla Rodriguez Sequenzen von Familie und Identität. Vielfach werden dabei eindringliche autobiografische und intime Aufnahmen assembliert und entwickeln den Charakter bewegter Collagen. Ahistorische, mehrdeutige, skurrile Bilder, Musik und Charaktere suggerieren Narrative, die nicht eingelöst werden. Die Filme generieren so keine stringente Zeitauffassung oder Erzählung, sondern bilden in einer Art Endlosschleife variable Einstiegsmöglichkeiten und Lesarten. Als ein übergeordnetes und wiederkehrendes Prinzip erscheint dabei das Verhältnis von Natur, Kultur, Heimat und Heimatlosigkeit und erzeugt eine die Filme überlagernde Melancholie und Sehnsucht.

Leyla Rodriguez stammt aus einer Musikerfamilie. Sie wuchs während der von 1976 bis 1983 andauernden Militärdiktatur in Argentinien auf und immigrierte 1984 schließlich nach Deutschland. Während Teile der Familie in Argentinien verblieben, wanderten andere nach Amerika, Brasilien und Australien aus, und der ehemals enge Verbund verlor sich in kleinen Gruppen. Ein Gefühl der Identitätslosigkeit und einer für immer verlorenen Heimat blieb.

Verschiedene Mitglieder der Familie werden Film um Film musikalisch integriert und bilden einen Schwerpunkt der Erzählung, ohne dabei selbst in Erscheinung zu treten. An ihrer Stelle übernehmen verschiedene Aufnahmen von Landschaft, Wild- und Hausieren sowie Rodriguez selbst — verkleidet als vermummte Gestalt, als Hybrid zwischen Tier, Mensch und Textil — abstrakte Personifikationen. Alte Melodien, teils von Familienangehörigen komponiert, werden durch neue ergänzt und tragen die bildnerischen Erzählungen. Klangfolgen dominieren die verschiedenen Szenen, verknüpfen diese und werden zu Hauptakteuren.

Ein Großteil des filmischen Materials zeigt Ausschnitte aus dem Alltag der Künstlerin und entwirft eine vom Zufall geleitete, beiläufige Struktur. In der Erweiterung oft seltsam anmutender Aufnahmen, ergeben sich zwischen den Bildern ästhetische Verwandtschaften und erzeugen eine Parallelwelt zwischen Ordnung und Unordnung. Das Medium Film changiert dabei zwischen fotografischen, malerischen und performativen Episoden und verhindert eindeutige Kategorien.

Rosa Windt