FESTIVAL DES CINÉMAS DIFFÉRENTS ET EXPÉRIMENTAUX DE PARIS 22e édition (7-18 octobre 2020) Focus #4 Situation(s) of language and cinema On Saturday 10 October from 16:00 to 18:00 (UTC+2)
09.10.2020. - 09:51:36

https://edition2020.cjcinema.org/en/calendar/focus-4/

On Saturday 10 October from 16:00 to 18:00 (UTC+2)Facebook
Mains d'Œuvres
1 rue Charles Garnier — 93400 Saint-Ouen
Free entrance

Based on a selection of experimental films that inspired us around thoughts dealing with political and sociolinguistic issues, we will ask ourselves the following questions: what relationship do these experimental films have with language? How are language forms apprehended in them? As part of a study for a politics of language, these films will be both an opportunity to question cinematographic representation of the use of language in experimental cinema and a means of questioning our own sociolinguistic frameworks of analysis and our own definitions of language.

Open discussion between a group of sociolinguists, an audience, and experimental films dealing with language in many different ways.
Text from the catalogue (only in French)

Dans les années 70, la linguistique exerçait son pouvoir d’attraction sur une bonne partie des productions théoriques et artistiques, de la philosophie aux sciences humaines et sociales en passant par la littérature et le cinéma. Sa capacité à modéliser le fonctionnement du langage en tant que structure et à produire des concepts — notamment ceux de signifié et de signifiant1 — rejoignait sans doute une certaine idée de la modernité : les structures sous-jacentes mises au jour par les analystes avaient valeurs de preuves de scientificité irréfutables, c’est-à-dire de vérité incontestable.

Mais aujourd’hui encore, alors qu’un décentrement théorique a été opéré au sein des sciences humaines, aussi bien vis-à-vis de la Vérité que du formalisme nécessaire pour s’y approcher, les cinéastes et les artistes en général ont recours plus ou moins consciemment à diverses théories du langage issues de cette période. Or, depuis l’époque dite post-moderne, des approches comme la sociolinguistique, l’analyse du discours ou l’anthropologie linguistique ont largement remis en question ce cadre structuraliste, qui faisait du code son unique horizon, en resituant le rapport entre forme et sens dans un contexte, toujours mouvant et dynamique, dans des relations subjectives et surtout dans une histoire. Dès lors, la dimension politique du processus interprétatif est apparue sous un nouveau jour.

Langue, parole, discours, langage, signe, dialogue, voix, interaction… autant de manière de dire l’activité langagière. Mais combien de manières de la filmer ? De la mettre en images et en sons? Et qu’est-ce que ces différentes représentations nous apprennent quant aux rapports — poétiques, politiques, théoriques — des cinéastes expérimentaux au langage ?

Parce que le langage n’est pas qu’une question de sens et parce que le cinéma a toujours à voir avec le langage — qu’il le questionne explicitement ou non — , et parce que l’un et l’autre peuvent avoir une portée critique et réflexive, l’objectif de cet atelier est de faire dialoguer le regard cinématographique et celui du (socio)linguiste, à partir d’une sélection de films expérimentaux, autour d’une question : que font les cinéastes expérimentaux lorsqu’ils filment l’expérience du langage ?
1

Dans le cadre de la théorie saussurienne du signe linguistique, le signifiant désigne la forme acoustique du signe (les sons qui composent le mot, généralement transcrits en alphabet phonétique international), et le signifié désigne la face conceptuelle du signe (l’idée qui surgit lorsqu’on entend le mot). L’objet du monde physique désigné par le signe est quant à lui appelé référent, mais ne fait pas l’objet d’une analyse particulière par Saussure.

L’Université buissonnière est un collectif d’enseignant.e.s chercheur.euses et d’artistes désireux de sortir des murs érigés par les institutions universitaires et culturelles afin d’expérimenter autre chose, autre part et avec d’autres.

FESTIVAL DES CINÉMAS DIFFÉRENTS ET EXPÉRIMENTAUX DE PARIS 22e édition (7-18 octobre 2020) Focus #2 Food&Film : blablabla Le jeudi 8 octobre à partir de 20:00 jusqu'à 22:30 (UTC+2)
08.10.2020. - 00:00:00

La Clef Revival
*Participation libre*

Focus n°2
Food&film: Blablabla
Jeudi 8 octobre
La Clef Revival
20:00

Parler mais pour quoi faire ? Et Comment ? Si l’idée générale voudrait que la parole confère toujours du sens, ce food&film blablabla s’intéressera à la parole lorsqu’elle ne signifie pas, lorsqu’elle se dérobe au sens commun, à une fonction de transmission pour aller vers la création, la cryptologie, la faillite et la cacophonie. Il montrera aussi une parole qui déroge aux normes instituées qui voudraient qu’il n'y ait qu'une seule langue académique. En questionnant ces normes, le collectif Les Froufrous de Lilith viendra mettre un peu de chaos dans la langue en plus d'offrir une proposition culinaire en rapport avec la programmation.

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Focus n°2
Food&film: Blah, blah, blah
Thursday October 8th
La Clef Revival
8pm

Speaking, but to what end ? And how ? If the general idea is that speech always confers meaning, this food&film Blah, blah, blah will focus on speech, when it does not signify, when it denies common sense, when it no longer has a function of communication function ; speech when it tends toward creation, cryptology, failure and cacophony. It will also emphasize on speech which deviates from established norms of a hypothetical unique academic language. By questioning these norms, the collective Les Froufrous de Lilith will bring some chaos in language in addition to offering a cooked meal related to the screened films.

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Focus 2: Food&film, bla bla bla

Hablar, ¿pero por qué? ¿Y cómo? Si en general se considera que hablar “confère toujours” (debe tener siempre) sentido, este food&film blablabla se interesa al habla cuando ésta no significa nada, cuando se “dérobe” al sentido común, a su función de transmisión para abrirse camino hacia la creación, la criptología, la fallida y la cacofonía. Un habla que, además, se aleje de la norma y la institución, esa que quiere una única lengua académica. Cuestionando/Al cuestionar la norma, el colectivo Les Froufrous de Lilith aportarán un poco de caos a la lengua – además de proponer una proposición culinaria en relación directa con la programación.

Presentato dal Les Froufrous de Lilith
Parlare, ma per fare cosa? E come? Se l’idea generale vuole che la parola conferisca sempre un senso, questo food&film blablabla si interesserà alla parola quando non significa nulla, quando sfugge al senso comune, ad una funzione di trasmissione per andare verso la creazione, la crittologia, il fallimento e la cacofonia. Mostrerà anche una parola che deroga alle norme che limiterebbero ad una sola la lingua accademica. Interrogando queste norme, il collettivo Les Froufrous de Lilith metterà un po’ di caos nella lingua, accompagnando la programmazione da una proposta culinaria.

Festival des Cinémas Différents 2020 Focus #1 L'Anticoncept Le mercredi 7 octobre à partir de 19:00 jusqu'à 22:00 (UTC+2)Facebook Centre Georges Pompidou Place Pompidou — 75004 Paris  Entrée libre, Festival des Cinémas Différents 2020 Focus #1 L'Anticoncept Le mercredi 7 octobre à partir de 19:00 jusqu'à 22:00 (UTC+2)Facebook Centre Georges Pompidou Place Pompidou — 75004 Paris  Entrée libre
07.10.2020. - 00:00:00

Centre Pompidou
Place Pompidou — 75004 Paris
Mercredi 7 octobre à 20h
L'Anticoncept, Gil Joseph Wolman
France, 1951, 35mm numérisé, 60'
Entrée libre

Centre Pompidou pays tribute to the lettrist poet Gil Joseph Wolman (1929 - 1995) and his film L’Anticoncept. Finalized a few months after Isidore Isou’s Traité de bave et d’éternité and Le film est déjà commencé ? by Maurice Lemaître, this anti-cinematographic manifesto was immediately condemned to silence by French censorship at the time. Screened on an inflatable balloon, this film without image is accompanied by a soundtrack composed of syncopated texts and sound poetry. By subverting the traditional cinematic device and reducing film to “the use of its quintessence: movement”, Wolman radicalized efforts to annihilate cinema as initiated by the Lettrists. Confronted with the flickering of the projection’s flashing lights and the syncopation of the soundtrack, the viewer is invited to

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experience the hypnotic sensation of a sensory work that destroys all forms of distinction between sound and image.
L'Anticoncept
Gil Joseph Wolman

France, 1951
35mm on video, 60'
Text from the catalogue (only in French)

Gil Joseph Wolman (1929 – 1995) est l’une des figures majeures des courants avant-gardistes qui se sont développés dans la capitale française après la Seconde Guerre mondiale. Poète lettriste dès 1949, il prolonge avec la « mégapneumie » (nouvelle poésie du souffle) les expérimentations conduites par Isidore Isou portant sur le langage et la lettre. En dissociant les consonnes des voyelles, en désintégrant les structures de la langue, il cherche à libérer le souffle pour faire basculer la poésie dans une dimension physique. Wolman réalise son premier film L’Anticoncept en 1951, quelques mois après que Isodore Isou ait achevé le Traité de bave et d’éternité et Maurice Lemaître Le film est déjà commencé ?. Présenté publiquement pour la première fois le 11 février 1952 au ciné-club Avant-Garde qui se tient au palais de Chaillot, le film est immédiatement interdit par la censure. La radicalité formelle de ce manifeste anti-cinématographique le condamne à la clandestinité pendant une trentaine d’années. Conçu pour être projeté sur une structure gonflable (un ballon sonde), L’Anticoncept est un film sans images accompagné d’une piste sonore composée d’un poème non narratif entrecoupé de « mégapneumies ». Avec L’Anticoncept, Wolman subvertit le dispositif traditionnel de la salle de cinéma et réduit le film « à l’utilisation de sa quintessence : le mouvement », radicalisant ainsi la destruction du cinéma initiée par Isou et Lemaître. Remplacé par un ballon sonde, l’écran constitue une surface continue et totale sur laquelle viennent se percuter les sonorités stridentes et syncopées de la bande sonore. Confronté à l’alternance stroboscopique des clignotements lumineux (blanc/noir) de la projection, le spectateur est invité à faire l’expérience hypnotique d’une œuvre sensorielle anéantissant toute forme de distinction entre son et image.

„Transparenzen“ 18.08. – 20.09.2020 Opening: 17.08.2020, ab 19:00 Uhr  Öffnungszeiten: Fr, Sa, So 13:00 – 19:00 Uhr, @ the Galerie Genscher, Hamburg/GERMANY
16.09.2020. - 09:25:45

"TRANSPARENZEN"

Ein Ausstellungsprojekt in mehreren Akten von Studierenden der HFBK Hamburg, initiiert und organisiert von Prof. Verena Issel und Fabian Hesse.// Die Ausstellung widmet sich dem formal und inhaltlich vielschichtigen Begriff der Transparenz: sowohl den opaken Oberflächen von Kunstwerken, als auch dem fragwürdigen Wunsch nach dem »transparenten Menschen«.

Zwischen Quarantäne und argumentierter Digitalisierung, alles anders und alles auf Pause, FOMO-frei und in der Last der Isolation. Beim Spazierengehen, mittels Self-Care und mit Filter, in Jogginghose oder im Aquarium. Welche neuen Solidaritäten? Klatschen oder Geld? Objekte und Technik in Auflösung. Digital ist besser für mich, oder?
Auftakt der Reihe war ein Ausstellungsprojekt in der Online Gallery der HFBK Hamburg, mit dem die spezifischen Möglichkeiten und Beschränkungen verteilter Zusammenarbeit und des digitalen Ausstellens erprobt wurden.

Die Ausstellung kann ebenfalls mit dem oben mitgegebenen QR CODE besucht werden.

Mit Werken von:
ASCii
Julia Brosemann
Elena Crijnen
Annika Faescke
Sam Gora
Lea van Hall
Julia Koch
Paula Mainusch
Amelie von Marschalck
Anne Meerpohl
Yacinto Naumann
Elisa Nessler
Claudia Nielsen
Julia Nordholz
Josie Overton
Florentine Pahl
Cristina Rüesch
Janka Schubert
Rosa Thiemer
Max Weiss
Karla Zipfel

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Covid19 ging im März in Deutschland los- was ging bei uns los?
Wohnungen und Häuser werden in Zeiten des Lockdowns besonders wichtig? Behausungen werden in vielen Zoom- und Skype- Konferenzen auch transparent – wie sieht die Wohnung meiner Kolleg*innen im Home Office aus? Und werde ich ansonsten auch durch die Corona App ein/e transparente/r Bürger*in, überwacht gleich dem chinesischen WeChat, soziale Sanktionen durch Apps? Ist Transparenz überlebenswichtig?
Das ganze Leben findet nun angeblich digital statt, zumindest der Schulunterricht, das Studium und auch die Geburtstagsparty: Wo sind die Grenzen des Digitalen, und wo die Chancen?

Besuch der Ausstellung erfolgt unter Berücksichtigung der aktuellen Bestimmungen zur Einschränkung der Corona Pandemie. Näheres unter: https://www.hamburg.de/coronavirus/13757524/das-ist-erlaubt/

„Transparenzen“
18.08. – 20.09.2020
Opening: 17.08.2020, ab 19:00 Uhr

Öffnungszeiten:
Fr, Sa, So 13:00 – 19:00 Uhr

Galerie Genscher

Marktstr. 138 / Hinterhof
Hamburg / Karolinenviertel
U2 Messehallen | U3 Feldstraße | S21 Sternschanze
Mit freundlicher Unterstützung der Behörde für Kultur und Medien der Freien und Hansestadt Hamburg.